Tous les articles taggés : resto paris

J’ai dîné chez Marcel et Clémentine. C’était très sympa.

_ T’as fait quoi hier soir ? _ J’ai dîné chez Marcel et Clémentine, tu les connais ? Un couple bien dans son époque. Prénom stylés (désuets sur le retour) qui évoquent tout à la fois un barbu à bonnet et la douceur ultime d’une confiture de grand-mère (les ressentis sont personnels). Bref, j’ai dîné chez eux. Leur intérieur ? Super agréable : de l’espace, des tables de toutes les tailles, bien dressées, n’attendant que le mangeur. La déco est vraiment chouette, même si peu de suprises : un bar central, lumières tamisées (papa lisait mal la carte), murs style retro british qui rappelle la Compagnie des Vins Surnaturels et le Fish Club, ou encore la Conserverie. Ah, et ils ont opté pour une cuisine ouverte, c’est sympa, on peut voir son plat arriver. La carte ? Oh tu sais, assez classique avec des touches d’originalité. Ça ne veut rien dire ? C’est pas faux. En gros c’est de la gastronomie française, non « revisitée » ni même sous influences asiatiques. Promis. En entrée, j’ai pris le plat qui …

My Free Kitchen, cuisine libre de gluten et lactose

Youpi-tralala, que de bonnes nouvelles pour les intolérants (alimentaires) et les mangeurs sains, les cantines fleurissent. My Free Kitchen fait office de pionnière dans la petite cantine saine moderne et épurée, gourmande et sans gluten ni lactose. Nichée dans le 10ème (encore), elle est née d’une histoire de famille. Le pitch : Carole, dans sa vingtaine (je suis tolérante), se découvre intolérante au gluten. Grande gourmande qu’elle est, elle ne se laisse pas abattre et décide de se faire plaisir sans gluten et sans lactose. Son frangin, Philippe, l’accompagne dans l’aventure et BIM, une cuisine simple, saine et homemade voit le jour dans le coin qui voit pulluler les cantines saines dernièrement. « My Free Kitchen » tient donc pour cuisine personnelle libérée des substances incriminées. La taille humaine et l’inventivité des recettes m’ont attirée. Le risotto de quinoa en particulier, le crumble de légumes également. Le hic pour moi ? Encore un poil trop gourmand (une option sans sucres m’aurait fait plaisir) mais le tout est plutôt cool et possède le gros atout d’être également ouvert à l’heure …

Pas Vu Pas Pris, ni vu ni connu, sans embrouille

Scandale ! Je connais le chef, et depuis peu l’équipe complète, derrière le « PVPP » pour les intimes, et je ne l’ai testé que la semaine dernière. Oui oh bon hein. Il aura fallu que le petit frère naisse à quelques pas pour que j’y file. Petit frère, façon de parler puisque c’est en fait le grand frère de Baudouin, chef du PVPP, qui est derrière « Chéri Charlot », la sandwicherie fine au nom qui a de quoi attirer les minettes de tout Paris. Le truc chouette (et je dis ça objectivement) avec le PVPP, c’est que là-bas tout est honnête et COOL. Pas d’embrouille sur la carte, ni dans l’assiette, encore moins dans le service. Parfait pour un dîner improvisé avec un ami de jeunesse qui se voit remettre un rond de serviette personnalisé (on ne lui dira pas que c’est parce qu’il porte le même prénom que l’un des meilleurs potes du chef, on le laissera croire qu’il a été fait pour lui…), un rencard, une tablée de potes. J’ai pris une mousse d’avocat chair de …

Elle est vraiment chouette, La Paulette

  Le truc chouette avec les coups de coeur, c’est qu’on ne les voit pas venir, par essence. J’ai trainé de nouveau la patte du côté du « Haut Marais », rue de Bretagne. Pas même pour voir ce qu’il s’y passait, simplement en atterrissage inopiné suite à quelques errances depuis l’autre marais (celui dans lequel une promenade top less en mini short ne ferait broncher personne). Bref, nous arrivons donc rue de Bretagne, et à quelques pas du trop usité Charlot, la Paulette nous tend les bras. Lundi soir, petite terrasse vide, le tout est calme et apaisant, ce qui doit être exceptionnel. Mon partenaire du soir ayant recommandé le lieu, je m’assois sans même broncher (ce qui est rare, croyez-moi). Entre les assiettes du jour et les plats classique d’une carte de bistrot, mes yeux bien dressés repèrent la burrata de 300g, les salades et floutent naturellement le reste (la viande, les plats d’hommes, etc). Ce qu’il faut retenir de la carte de la Paulette, c’est qu’elle change tout le temps. Pas juste d’un jour à l’autre, …

Cherchez la Faille, rue Montmartre

La Faille, un nom risqué pour un resto. Dans le quartier Montorgueil, au bout de la rue Montmartre, au cœur d’un petit coin de paradis sur les pavés de ce quartier piéton un peu boudé parfois. La Faille est bien située, dedans et dehors c’est un plaisir. En hiver, on admire la déco sur le thème post tremblement de terre, la faille au plafond d’où sort la végétation travaillée, le bar « déformé » (normal, en fait, car le style ne s’explique pas), etc. Version estivale ce sont les tables sur une terrasse spacieuse qui plaisent grandement. La formule est originale et bien pensée : on peut opter pour des demies ou pleines portions, pour les entrées comme les plats principaux. Un tuyau de pilier fauché : le 1/2 suffit. La faille, avec un petit f, se trouve dans les prix : oui c’est bon, stylé, joli, bien situé, mais come oooooon ! Entre la 1/2 et full portion, les prix varient du simple au double, mais pas la quantité. Hic. Les connaisseurs recommandent le lieu pour un verre …

Le Châteaubriand : Aw man!

Enfin ! Il m’aura fallu une ride en plus et un Papa dévoué pour goûter aux plaisirs simplement divins du Châteaubriand. Il rejoint Abri dans mon petit cœur de gourmande-gourmette. Bon, n’ayez pas comme moi l’idée stupide de grignoter avant d’y aller parce que, c’est bien connu, on a faim en quittant la table dans ce genre de resto. Mha-ha, bien fait, idiote. Pour dîner chez le maître des bistronomes parisiens, pas d’autre choix que le menu à 60€. Bien sûr, si vous êtes végétarien, allergique ou simplement pénible, vous aurez droit à un menu adapté. Pensée pour nos voisins, qui ont décroché ce soir-là la palme : ni viande, ni poisson à écailles (wtf ?), ni gluten svp. La salle est sobrement belle, le peuple est là (même un ex candidat de Top Chef), appétissant, nous sommes un peu serrés mais trop excités par le repas qui s’annonce pour s’en soucier. Le service est aimable, sans être excessivement chaleureux, mais là encore, c’est le cadet de mes soucis. Rien ne peut m’atteindre, J’AI FAIM. La farandole commence, …

La Conserverie a changé de chef, et c’est cool

CHAPITRE I. J’ai connu La Conserverie en 2010, et ai immédiatement su que notre relation serait belle mais parsemée d’embuches. Un bar-resto chic très fifties installé dans une ancienne fabrique de tissu du Sentier. Un lieu plein de promesses. La déco, restée identique depuis, témoigne des années Madmen,  lorsque le thème année 1950 faisait fureur, celui que j’ai choisi pour y fêter mes 25 ans, au sous-sol alors réservé pour l’occasion. Si cette soirée s’acheva étrangement par une crise de larmes sur la bougie de la petite tarte au citron adorablement offerte par le patron des lieux, j’en garde néanmoins un bon souvenir. Le hic à l’époque résidait dans les prix un poil excessifs pour les vieux étudiants que nous étions. Ils passent nettement mieux aujourd’hui (chômeurs et freelances, sans rancune). La sélection des vins et les cocktails étaient bonne, mais les planches et les fameux plats de « conserves » (oh hey d’où le nom), ne m’ont laissé aucun souvenir. Mauvais signe. CHAPITRE II. Tout ceci est révolu, car la cuisine poursuit aujourd’hui les inspirations chiquées de Simone …

Professore : leçon italienne à la bougie

Une furieuse envie – nécessité – de tester la nouveauté parisienne, un dîner en tête à tête booké, des restrictions géographiques imposées. Bim un italien dans le 9ème ? Perfecto. J’emmène (soyons modernes) mon compagnon du soir rue Choron, une belle devanture moderne, un intérieur tamisé juste comme il le faut, des tables suffisamment espacées pour ne pas étouffer, assez rapprochées pour profiter de l’assiette du voisin. Ça commence pas mal du tout. Ça braille en italien, et ça articule péniblement un français joliment agrémenté d’un accent à couper au couteau. Un nouveau bon point, on est chez des vrais. J’apprendrai plus tard que, de la serveuse au cuistot, ils sont tous italiens, et des quatre coins de la botte. Bon, il se trouve que celle à qui je pose la délicieuse question est en fait new-yorkaise (mais bien bien italienne dans la voix). Sont nombreux là-bas, cool mélange. Côté carte, plutôt fournie, c’est sympa et pas trop cher. Mon cœur fait boum à la lecture de « mozzarella de 500 grammes« . Awwww, man. On partage …

Les Deux Mégots devient « Les Dégommés »

Update : Les Deux Mégots, forcés de changer de nom à cause de leur presque homonyme Les Deux MAgots de la rive gauche, deviennent « Les Dégommés ». Outre un effet sonore, ils ont voulu faire de cette faiblesse une force, et c’est plutôt bien vu ! Ils se sont fait dégommés ? Beh, rien ne les atteint.   Coup de cœur. Lisez jusqu’au bout (y’a un effet crescendo). Pas une seconde on ne s’attend à une quelconque surprise en arrivant dans ce petit bistrot de la rue Oberkampf. Au centre du chaos, dans le quartier le plus bobo-trash de Paris, là où l’on finit forcément à 3 grammes, en totale errance à la recherche d’un taxi qui ne viendra jamais, d’un velib à chevaucher, d’une sombre boîte à squatter. On se dit d’abord un bistroch’ de plus, bâti sur les ruines d’un vieux rade un peu glauque qui tente d’adopter un look moderne pour s’attirer les faveurs de la populace nocturne un peu jolie, c’est touchant. Jusqu’à ce que l’on cause avec ses gérants, une bande …

L’Office, la révélation modeste

L’Office est un coup de cœur. Aussi fin, délicat et savoureux qu’il est humble, comme son petit frère le Richer.  Une brasserie moderne tenue par des mains délicates, chasseuses de bons produits et artistes dans le dressage. Une carte simple, un choix de 3 entrées, 3 plats et 3 desserts, assiette de fromage en plus. Entrée/plat ou plat/dessert pour 27€, le trio pour 33€, ce qui est plus qu’honnête. Un vrai coup de foudre pour le vin : un Volnay Premier Cru, paraît-il le Bourgogne rouge le plus féminin. Autre détail (que dis-je détail) : le pain est bon. On ne ressort pas de l’Office décontenancé de jouissance gustative, mais on est délicatement séduit. L’Office, c’est un peu ce meilleur pote que l’on apprécie pour sa sympathie, son humour et son bon goût, mais sur lequel on ne jetterais pas de prime abord son dévolu. Puis on s’attache et on se rend compte qu’il ferait un très bon amant, voire un bon mari. Bref, l’Office c’est une bonne cuisine bien présentée, respectueuse, des conseils délivrés avec …