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Gravity bar : talentueux cocktails, vins et petites assiettes dans le 10ème

C’est la rentrée, qui brasse avec elle son torrent de nouveaux lieux à tester, re-tester, investir, épuiser… Parmi lesquels, on peut noter le récemment ouvert Gravity bar. Au programme : cocktails, vins et petites assiettes au grand talent, signée de la main du chef montréalais Frédéric Boucher (je tairai le surnom dont une certaine élite des bars parisiens l’affuble ;)).   Le pitch. Retrouvailles post vacances entre copines, budget : néant, appétit : absent, forme : minable. Certes je vais vous parler des super cocktails et produits, du génie des compositions gustatives et du cadre design et sympa, mais laissez-moi surtout insister sur l’ambiance et en particulier la sympathie de l’équipe. Ok, y aller avec une déjà habituée peut aider, mais tout de même rares furent mes escapades aussi bien accueillies. Et ce alors même que j’étais dans un coma des plus profond. Derrière le bar, une équipe rodée et complice composée de Michael Mas, barman passé par l’ECC group, entrée des Artistes et plus récemment Mary Céleste, Marc Longa, ex-« pubard » reconverti, et enfin Richard Permin, un troisième …

La Conserverie a changé de chef, et c’est cool

CHAPITRE I. J’ai connu La Conserverie en 2010, et ai immédiatement su que notre relation serait belle mais parsemée d’embuches. Un bar-resto chic très fifties installé dans une ancienne fabrique de tissu du Sentier. Un lieu plein de promesses. La déco, restée identique depuis, témoigne des années Madmen,  lorsque le thème année 1950 faisait fureur, celui que j’ai choisi pour y fêter mes 25 ans, au sous-sol alors réservé pour l’occasion. Si cette soirée s’acheva étrangement par une crise de larmes sur la bougie de la petite tarte au citron adorablement offerte par le patron des lieux, j’en garde néanmoins un bon souvenir. Le hic à l’époque résidait dans les prix un poil excessifs pour les vieux étudiants que nous étions. Ils passent nettement mieux aujourd’hui (chômeurs et freelances, sans rancune). La sélection des vins et les cocktails étaient bonne, mais les planches et les fameux plats de « conserves » (oh hey d’où le nom), ne m’ont laissé aucun souvenir. Mauvais signe. CHAPITRE II. Tout ceci est révolu, car la cuisine poursuit aujourd’hui les inspirations chiquées de Simone …

Les Deux Mégots devient « Les Dégommés »

Update : Les Deux Mégots, forcés de changer de nom à cause de leur presque homonyme Les Deux MAgots de la rive gauche, deviennent « Les Dégommés ». Outre un effet sonore, ils ont voulu faire de cette faiblesse une force, et c’est plutôt bien vu ! Ils se sont fait dégommés ? Beh, rien ne les atteint.   Coup de cœur. Lisez jusqu’au bout (y’a un effet crescendo). Pas une seconde on ne s’attend à une quelconque surprise en arrivant dans ce petit bistrot de la rue Oberkampf. Au centre du chaos, dans le quartier le plus bobo-trash de Paris, là où l’on finit forcément à 3 grammes, en totale errance à la recherche d’un taxi qui ne viendra jamais, d’un velib à chevaucher, d’une sombre boîte à squatter. On se dit d’abord un bistroch’ de plus, bâti sur les ruines d’un vieux rade un peu glauque qui tente d’adopter un look moderne pour s’attirer les faveurs de la populace nocturne un peu jolie, c’est touchant. Jusqu’à ce que l’on cause avec ses gérants, une bande …

Le Perchoir, le dernier Rooftop de Paris

Paris ne compte pas moult bars-sur-toit, et l’on s’en lamente déjà bien assez. Les insupportables new-yorkais d’adoption nous le rabâchent chaque été, lorsque vient le moment de se battre pour une place en terrasse. La littérature (sic) internet abreuve nos boîtes mail de ces « top » de la consommation outdoor : bars avec vue, qu’elle soit en terrasse, au bord de l’eau, sur l’eau, ou encore sur les toits. Les toits oui, mais bien (trop) souvent, ceux des hôtels luxueux, espaces privilégiés pour ce type d’aménagement. Le Perchoir vient ici rompre avec cette injustice qui ouvrait les portes du petit vent d’été aux portefeuilles les plus stylés. Planqué au fond d’une cour, derrière une porte qui n’indique rien (ça fait partie du jeu), le petit ascenseur nous attend. En bas, on peut entendre « appuie sur le 7 et prépare-toi à un choc ». Ouais, ouais, à d’autres. Sont mignons, mais moi on m’la fait pas. Et encore un mea culpa à mon actif. En haut, l’effet waou est bien là. Vue à quasi 360. Disons sur le Paris cool, …

Le nouveau parcours nocturne des parisiens : le slalom des bars à

Avec la multiplication des « bars à », la soirée du parisien devient riche de wtf*. Parcours type : Boire une bière Faire un p’tit match de ping pong Siroter un verre de vin Manger une tartine Caresser un chat Déguster des fruits de mer Boire une bière Se faire un ping pong S’enfiler un hot dog Faire un ping pong Boire une bière Siffler une bouteille de vin Caresser un chat Engloutir un burger Caresser une table de ping pong Later un chat Boire une bière. KAMOULOX ! *what the fuck. — Quelques adresses originales : Le Café des Chats Projet d’ouverture en cours – dans le Marais, Paris Gossima, ping pong bar 4, rue Victor Gelez – 75011 Paris Philadelphia, bar à tartines éphémère Du 5 au 9 juin 2013 14, rue Jean Jacques Rousseau – 75001 Paris La Fine Mousse, bar à bières 6, rue Jean Aicard – 75 Paris Little Fernand, hot dog spot 45, rue du Faubourg Poissonnière – 75009 Paris Le Fish Club, bar à fruits de mer 58, rue Jean-Jacques Rousseau – …

Le Mary Celeste, bar à vins – à bières – à cocktails – à huîtres

C’est presque épuisant. En tous cas, c’est risible. Le Mary Celeste, c’est le nouveau bar des gars de la Candelaria. Cette dernière mêlait déjà subtilement taqueria et bar à cocktails, que pouvaient-ils trouver ensuite ? Un bar à vins et planches ? Bien trop banal ! Un bar à cocktails ? Come on, on l’a déjà fait. C’est ainsi que naît le bar à vins à bières à huîtres / resto. Je vous l’accorde, ça devient risible. Mais c’est vraiment cool. J’ai rejoint hier mon indic’ préféré de Little Black Book Paris, car sonnait l’inauguration de la Brooklyn Brewery. La bière comme à NYC, accompagnée d’huître. En plein Marais. Peuplé de hipsters, branchés, ou autre terme plus récent qui conviendra, quoiqu’il en soit l’accent américain résonne. Tout ceci est perturbant. J’ai goûté une étrange bière au piment, ça surprend. J’ai toussé, et on m’a dit qu’elle accompagnait à merveille les huîtres. Je suis d’accord, maintenant que j’y pense, ça me rappelle la sauce vinaigrée aux échalotes. Bon, je n’ai pas encore goûté le resto, mais ça va …

Le Barbershop m’a barber.

L’exagération comme outil d’interpellation, la base. Un titre accrocheur qui cache finalement une coquille vide, non n’allez pas jusque là. Mais oui, sur le papier, le Barbershop avait tout pour plaire à la chasseuse de bons spots beaux, bons et branchouilles (le triple B qui tue les foodies* parisiens). Des gros fauteuils, une lumière tamisée, un Brooklyn spirit affiché. Oberkampf, clientèle qui-va-bien, bouffe variée tendance américaine. Ok, allons-y! Ah, donc les tables sont collées les unes aux autres, et les images de canapés bien confortables ne concernent que la partie du fond, oui là tout au fond. Bon, tant pis. Maintenant que cette débauche de négativité est couchée sur papier (clavier, certes), je peux le dire : c’est pas SI mal. En vrai, on y mange correctement, la lumière est tamisée comme il faut, les gens sont agréables, la serveuse mérite une formation mais ne blâmons pas sur une expérience unique, et la déco fait du bien. *Il va falloir arrêter d’utiliser ce terme, sous peine de suicide tisane-à-l’arsenic. 68, avenue de La République – 75011 Paris Tél. …

Guide des Nouveaux Bars de Paris

C’est toujours la même histoire : la rentrée est là, un bar ouvre, puis deux, puis un troisième. Et, oh, tiens tiens j’avais pas vu ceux-là, et à peine enthousiasmés par une découverte que l’on croyait nous être (relativement) exclusive, nous voilà noyés, perdus, dans le flot des nouveautés. Le cocktail ne connaît pas la crise. Non non. Les nouveaux bars cachés, secrets, branchés, d’initiés [insert pseudo-hype adjectif here] se répandent plus rapidement qu’il ne faut de temps à votre foie pour assimiler un mojito. Cynisme exposé, place au positif, car il n’en reste pas moins que ces pépites (galvaudé ?) sont tenues par des pros, des hipsters anglosaxons-français-australiens. Toujours les mêmes bandes, les mêmes mafias de la mixologie ! Pilier de buffet en a testé un maximum, dans la mesure de ses finances et de la résistance de son foie.   GLASS La Candelaria encanaillée Glass a lancé le mouvement de la rentrée. Toute l’équipe de la Candelaria s’est installée à Pigalle pour son tome2. Revue encanaillée du bar à cocktails, dans lequel on …

Au Loup !

Criez tant que vous voudrez, vos plaintes seront étouffées par l’onctuosité de la burrata. Rue Bergère (subtile), derrière sa devanture sombre et son logo sobrement explicite se cache le Loup. Un bar à vins pas tout à fait comme les autres qui rempile pour une deuxième saison, devenu valeur sûre. C’est partie pour la ronde des favoris. On revient au Loup. Octobre est le début de la saison pour ce bar qui fait plutôt des adeptes en hiver – pas de terrasse oblige. On se réfugie dans l’antre de la bête et on se réconforte à coups de produits tip top, assemblés avec humour et découpés à l’aide de leur machine de guerre, estampillée svp. Qu’est-ce qu’on voit au Loup ? Des JCD (jeunes cadres dynamiques) venus purger leur journée de labeur dans le bon vin, recommandé par el sommelier, servi par une équipe d’enfer qui deviendra votre bande de potes. Aux commandes, Nico, qui joue bien son rôle de patron de bar et discute avec chaque client, aussi passionné que charmant. Côté déco c’est …