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Elle est vraiment chouette, La Paulette

  Le truc chouette avec les coups de coeur, c’est qu’on ne les voit pas venir, par essence. J’ai trainé de nouveau la patte du côté du « Haut Marais », rue de Bretagne. Pas même pour voir ce qu’il s’y passait, simplement en atterrissage inopiné suite à quelques errances depuis l’autre marais (celui dans lequel une promenade top less en mini short ne ferait broncher personne). Bref, nous arrivons donc rue de Bretagne, et à quelques pas du trop usité Charlot, la Paulette nous tend les bras. Lundi soir, petite terrasse vide, le tout est calme et apaisant, ce qui doit être exceptionnel. Mon partenaire du soir ayant recommandé le lieu, je m’assois sans même broncher (ce qui est rare, croyez-moi). Entre les assiettes du jour et les plats classique d’une carte de bistrot, mes yeux bien dressés repèrent la burrata de 300g, les salades et floutent naturellement le reste (la viande, les plats d’hommes, etc). Ce qu’il faut retenir de la carte de la Paulette, c’est qu’elle change tout le temps. Pas juste d’un jour à l’autre, …

John Weng, le bistrot asiatique

L’équipe de l’américain Lefty (pourvoyeur de burgers et salade César de la rue Vivienne, 2ème) a migré vers l’Orient (non sans conserver une touchette d’oncle Sam vous le verrez). Un virage à 180°C puisque le premier n’est plus, et que le second a (et aura de plus belle) quelques clones.     Dans le far 10ème pour commencer, l’asiatisant « John Weng » est né. Nems fins, soupe coco, gyosas, bo buns, mais aussi « cromesqui » de quelque chose et autres épices font le jeu de ce bistrot joliment décoré et tamisé rue du Faubourg Poissonnière, offrant au passage la solution au dilemme « asiat’ ou cadre sympa et bon vin » ? Si je n’avais pas eu tellement l’occasion de copiner avec les garçons du Lefty (passant pourtant mes journées juste en face, mais no-burger diet oblige), j’ai été plus qu’agréablement surprise par leur chaleur, alors que j’attendais mon compagnon (plus de 20min, pour une phobique de l’attente, c’est dire). On me reconnait (joli !), on me propose de « goûter » le vin avant d’ouvrir la bouteille commandée à l’aveugle. «Vous aurez …

Cherchez la Faille, rue Montmartre

La Faille, un nom risqué pour un resto. Dans le quartier Montorgueil, au bout de la rue Montmartre, au cœur d’un petit coin de paradis sur les pavés de ce quartier piéton un peu boudé parfois. La Faille est bien située, dedans et dehors c’est un plaisir. En hiver, on admire la déco sur le thème post tremblement de terre, la faille au plafond d’où sort la végétation travaillée, le bar « déformé » (normal, en fait, car le style ne s’explique pas), etc. Version estivale ce sont les tables sur une terrasse spacieuse qui plaisent grandement. La formule est originale et bien pensée : on peut opter pour des demies ou pleines portions, pour les entrées comme les plats principaux. Un tuyau de pilier fauché : le 1/2 suffit. La faille, avec un petit f, se trouve dans les prix : oui c’est bon, stylé, joli, bien situé, mais come oooooon ! Entre la 1/2 et full portion, les prix varient du simple au double, mais pas la quantité. Hic. Les connaisseurs recommandent le lieu pour un verre …

Le Châteaubriand : Aw man!

Enfin ! Il m’aura fallu une ride en plus et un Papa dévoué pour goûter aux plaisirs simplement divins du Châteaubriand. Il rejoint Abri dans mon petit cœur de gourmande-gourmette. Bon, n’ayez pas comme moi l’idée stupide de grignoter avant d’y aller parce que, c’est bien connu, on a faim en quittant la table dans ce genre de resto. Mha-ha, bien fait, idiote. Pour dîner chez le maître des bistronomes parisiens, pas d’autre choix que le menu à 60€. Bien sûr, si vous êtes végétarien, allergique ou simplement pénible, vous aurez droit à un menu adapté. Pensée pour nos voisins, qui ont décroché ce soir-là la palme : ni viande, ni poisson à écailles (wtf ?), ni gluten svp. La salle est sobrement belle, le peuple est là (même un ex candidat de Top Chef), appétissant, nous sommes un peu serrés mais trop excités par le repas qui s’annonce pour s’en soucier. Le service est aimable, sans être excessivement chaleureux, mais là encore, c’est le cadet de mes soucis. Rien ne peut m’atteindre, J’AI FAIM. La farandole commence, …

La Conserverie a changé de chef, et c’est cool

CHAPITRE I. J’ai connu La Conserverie en 2010, et ai immédiatement su que notre relation serait belle mais parsemée d’embuches. Un bar-resto chic très fifties installé dans une ancienne fabrique de tissu du Sentier. Un lieu plein de promesses. La déco, restée identique depuis, témoigne des années Madmen,  lorsque le thème année 1950 faisait fureur, celui que j’ai choisi pour y fêter mes 25 ans, au sous-sol alors réservé pour l’occasion. Si cette soirée s’acheva étrangement par une crise de larmes sur la bougie de la petite tarte au citron adorablement offerte par le patron des lieux, j’en garde néanmoins un bon souvenir. Le hic à l’époque résidait dans les prix un poil excessifs pour les vieux étudiants que nous étions. Ils passent nettement mieux aujourd’hui (chômeurs et freelances, sans rancune). La sélection des vins et les cocktails étaient bonne, mais les planches et les fameux plats de « conserves » (oh hey d’où le nom), ne m’ont laissé aucun souvenir. Mauvais signe. CHAPITRE II. Tout ceci est révolu, car la cuisine poursuit aujourd’hui les inspirations chiquées de Simone …

Lockwood, bar à tout faire : le café, l’apéro et le cocktail

« Moi, tu vois, si j’pouvais, j’ouvrirais un coffee shop qui se transforme en bar à l’heure de l’apéro. » Ne vous êtes-vous jamais imaginé, et n’avez-vous jamais exprimé à voix haute, trouver en un seul et même lieu tout ce qui vous fait courir à Paris ? Je m’entends encore souffler à l’oreille de Youssef et Baptiste du feu Black Market café montmartrois (soupir) cette idée de transformisme. Eh si au lieu de fermer à 19h, pour aller boire votre apéro, vous le faisiez ici ? Légalement. Eh si on tamisait la lumière dès le début de soirée et que vous deveniez UN BAR ! Trop fun. Mon enthousiasme est resté lettre morte. Eh bien d’autres ont concrétisé cette idée faussement originale (avec bien du courage je présume) dans le 2ème arrondissement de Paris. Le jour café bien pensé, le soir apéro au rez-de-chaussée, la nuit bar à cocktails au sous-sol. Oubliez vos portables (vous ne capterez pas), traversez le couloir de pierres humides, et bim ! Deux salles, un bar, des mains expertes et une …

La Bonne Pioche : BAT, le bar à tartares ovni des Grands Boulevards

Celui qui s’est déjà promené du côté des Grands Boulevards en quête d’un bon resto sympa saura de quoi je parle lorsque je compare le BAT à un « ovni ». La bonne nouvelle se trouve derrière le musée Grévin, entre les sombres fast food et autres pubs nauséeux.  J’hésite entre penser que c’est l’idée du siècle de nous offrir une telle option dans le coin, ou bien une idée à la [censuré par papa] de s’installer au beau milieu d’une telle jungle de débauche bas de gamme. Bref, une fois n’est pas coutume, et trois-quatre non plus, permettez-moi de vous dresser le contexte de cette lumineuse découverte un sombre déjeuner d’autômne (les habitués sauront qu’il faut sauter quelques paragraphe pour en venir au fait). Le contexte. C’est mon anniversaire, un jour de semaine. J’ai rencardé ma moun et mon bro’ à déjeuner et m’est accordé – parce que t’es relou avec la bouffe, que c’est ton truc, et que tu t’y connais – la précieuse chance du choix. Ce qui me connaissent sauront que ce privilège constitue …

Caillebotte, le petit frère du Pantruche

Le Pantruche, vous connaissez ? Le bistronome de Franck Baranger, qui affiche complet des semaines à l’avance, midi et soir. Adulé par tous ceux qui l’ont testé, il est en effet assez attachant. Des plats aux apparences simples, un choix restreint gage de qualité, une surprenante claque de palais juste en dessous de Pigalle. Sans non plus provoquer la même jouissance qu’Abri. Bref, que tous ceux qui n’ont pas la patience de courir après un trop  convoité se réjouissent : le jumeau vient de s’installer à quelques encablures. « Caillebotte », du nom de l’architecte qui pensât Notre-Dame-De-Lorette, il devait à l’origine se nommer « Les Hirondelles ». On s’en tire bien. Le pitch : une vraie petite dose de bonheur, sur tous les plans. Le détail : le Fooding dirait « néobistrot », je me contenterais de vous parler d’une déco lumineuse, qui je pense peut être considérée comme une dose de vitamine. Lumière tamisée mais claire, loupiotes au plafond comme il le faut, ils ont tout repris sur les bons conseils de copines de goût. C’est un peu trop …

Professore : leçon italienne à la bougie

Une furieuse envie – nécessité – de tester la nouveauté parisienne, un dîner en tête à tête booké, des restrictions géographiques imposées. Bim un italien dans le 9ème ? Perfecto. J’emmène (soyons modernes) mon compagnon du soir rue Choron, une belle devanture moderne, un intérieur tamisé juste comme il le faut, des tables suffisamment espacées pour ne pas étouffer, assez rapprochées pour profiter de l’assiette du voisin. Ça commence pas mal du tout. Ça braille en italien, et ça articule péniblement un français joliment agrémenté d’un accent à couper au couteau. Un nouveau bon point, on est chez des vrais. J’apprendrai plus tard que, de la serveuse au cuistot, ils sont tous italiens, et des quatre coins de la botte. Bon, il se trouve que celle à qui je pose la délicieuse question est en fait new-yorkaise (mais bien bien italienne dans la voix). Sont nombreux là-bas, cool mélange. Côté carte, plutôt fournie, c’est sympa et pas trop cher. Mon cœur fait boum à la lecture de « mozzarella de 500 grammes« . Awwww, man. On partage …