Tous les articles classés dans : Cantines & Restos

Les Parigots, mon QG

Il est temps je crois, Ô oui grand temps, que je parle de mon QG, mon amour de bistrot parisien. Les Parigots, c’est la bonne pioche, c’est le repli sécuritaire, c’est une bulle d’amour sans mauvaise surprise. Je l’ai testé maintes fois pour dîner, pour déjeuner… pour une planche ou la soirée, pour un festif apéro de groupe ou un rendez-vous intimiste, entre potes, avec le boss, avec la meilleure copine, avec le petit ami de courte ou longue durée, avec papa et belle-maman… et même en blind date. Non vraiment, les Parigots, que du bonheur, que de l’amour. Une déco bistrotière classy, tamisée et originale : étagère blindée de bouquins, chaises en bois et tout le tralala. Des serveurs qui ont du chien, des jolis yeux et un discours sympa sans chichi. Le mauvais service en moins : c’est le bistrot parigot idéal. À la carte du classique : du bœuf sous plusieurs formes (tartare, côte, mastodonte pour deux), le poisson du jour et sa fondue de poireaux, la burrata en entrée ou le plus …

Elle est vraiment chouette, La Paulette

  Le truc chouette avec les coups de coeur, c’est qu’on ne les voit pas venir, par essence. J’ai trainé de nouveau la patte du côté du « Haut Marais », rue de Bretagne. Pas même pour voir ce qu’il s’y passait, simplement en atterrissage inopiné suite à quelques errances depuis l’autre marais (celui dans lequel une promenade top less en mini short ne ferait broncher personne). Bref, nous arrivons donc rue de Bretagne, et à quelques pas du trop usité Charlot, la Paulette nous tend les bras. Lundi soir, petite terrasse vide, le tout est calme et apaisant, ce qui doit être exceptionnel. Mon partenaire du soir ayant recommandé le lieu, je m’assois sans même broncher (ce qui est rare, croyez-moi). Entre les assiettes du jour et les plats classique d’une carte de bistrot, mes yeux bien dressés repèrent la burrata de 300g, les salades et floutent naturellement le reste (la viande, les plats d’hommes, etc). Ce qu’il faut retenir de la carte de la Paulette, c’est qu’elle change tout le temps. Pas juste d’un jour à l’autre, …

John Weng, le bistrot asiatique

L’équipe de l’américain Lefty (pourvoyeur de burgers et salade César de la rue Vivienne, 2ème) a migré vers l’Orient (non sans conserver une touchette d’oncle Sam vous le verrez). Un virage à 180°C puisque le premier n’est plus, et que le second a (et aura de plus belle) quelques clones.     Dans le far 10ème pour commencer, l’asiatisant « John Weng » est né. Nems fins, soupe coco, gyosas, bo buns, mais aussi « cromesqui » de quelque chose et autres épices font le jeu de ce bistrot joliment décoré et tamisé rue du Faubourg Poissonnière, offrant au passage la solution au dilemme « asiat’ ou cadre sympa et bon vin » ? Si je n’avais pas eu tellement l’occasion de copiner avec les garçons du Lefty (passant pourtant mes journées juste en face, mais no-burger diet oblige), j’ai été plus qu’agréablement surprise par leur chaleur, alors que j’attendais mon compagnon (plus de 20min, pour une phobique de l’attente, c’est dire). On me reconnait (joli !), on me propose de « goûter » le vin avant d’ouvrir la bouteille commandée à l’aveugle. «Vous aurez …

Cherchez la Faille, rue Montmartre

La Faille, un nom risqué pour un resto. Dans le quartier Montorgueil, au bout de la rue Montmartre, au cœur d’un petit coin de paradis sur les pavés de ce quartier piéton un peu boudé parfois. La Faille est bien située, dedans et dehors c’est un plaisir. En hiver, on admire la déco sur le thème post tremblement de terre, la faille au plafond d’où sort la végétation travaillée, le bar « déformé » (normal, en fait, car le style ne s’explique pas), etc. Version estivale ce sont les tables sur une terrasse spacieuse qui plaisent grandement. La formule est originale et bien pensée : on peut opter pour des demies ou pleines portions, pour les entrées comme les plats principaux. Un tuyau de pilier fauché : le 1/2 suffit. La faille, avec un petit f, se trouve dans les prix : oui c’est bon, stylé, joli, bien situé, mais come oooooon ! Entre la 1/2 et full portion, les prix varient du simple au double, mais pas la quantité. Hic. Les connaisseurs recommandent le lieu pour un verre …

Mes recettes à base de graines : pourquoi j’ai disparu de la circulation

Cher public de l’Internet, Toi qui me lis, me suis, vous qui aimez manger, boire et chiner, admirez la jolie décoration de table et de murs. Vous qui épuisez votre entourage de demandes de recommandations, ou à l’inverse de bons conseils parfois pesants, bref vous. Vous qui vous demandez sans doute comment je garde une ligne si parfaite* malgré mon amour de la nourriture. Il faut que je vous confesse que je suis une mangeuse de graines. Oui, une nana qui préfère le quinoa à la côte de bœuf, une farandole de légumes qu’une blanquette de veau. Une assiette de fromages (sans pain) à un bon gros burger. Voilà voilà, ceci étant dit, je peux vous confier l’une des raisons de mes publications espacées : je cuisine. Sans gluten. Ouch. J’ai donc démarré mon régime sans gluten, pour le test et le fun, il y a trois semaines maintenant. Et je m’y tiens, jusqu’à ce que l’écart survienne. J’ai particulièrement mis un point d’honneur – oui un point d’honneur – à reproduire et arranger à ma sauce la recette …

Le Châteaubriand : Aw man!

Enfin ! Il m’aura fallu une ride en plus et un Papa dévoué pour goûter aux plaisirs simplement divins du Châteaubriand. Il rejoint Abri dans mon petit cœur de gourmande-gourmette. Bon, n’ayez pas comme moi l’idée stupide de grignoter avant d’y aller parce que, c’est bien connu, on a faim en quittant la table dans ce genre de resto. Mha-ha, bien fait, idiote. Pour dîner chez le maître des bistronomes parisiens, pas d’autre choix que le menu à 60€. Bien sûr, si vous êtes végétarien, allergique ou simplement pénible, vous aurez droit à un menu adapté. Pensée pour nos voisins, qui ont décroché ce soir-là la palme : ni viande, ni poisson à écailles (wtf ?), ni gluten svp. La salle est sobrement belle, le peuple est là (même un ex candidat de Top Chef), appétissant, nous sommes un peu serrés mais trop excités par le repas qui s’annonce pour s’en soucier. Le service est aimable, sans être excessivement chaleureux, mais là encore, c’est le cadet de mes soucis. Rien ne peut m’atteindre, J’AI FAIM. La farandole commence, …

La Conserverie a changé de chef, et c’est cool

CHAPITRE I. J’ai connu La Conserverie en 2010, et ai immédiatement su que notre relation serait belle mais parsemée d’embuches. Un bar-resto chic très fifties installé dans une ancienne fabrique de tissu du Sentier. Un lieu plein de promesses. La déco, restée identique depuis, témoigne des années Madmen,  lorsque le thème année 1950 faisait fureur, celui que j’ai choisi pour y fêter mes 25 ans, au sous-sol alors réservé pour l’occasion. Si cette soirée s’acheva étrangement par une crise de larmes sur la bougie de la petite tarte au citron adorablement offerte par le patron des lieux, j’en garde néanmoins un bon souvenir. Le hic à l’époque résidait dans les prix un poil excessifs pour les vieux étudiants que nous étions. Ils passent nettement mieux aujourd’hui (chômeurs et freelances, sans rancune). La sélection des vins et les cocktails étaient bonne, mais les planches et les fameux plats de « conserves » (oh hey d’où le nom), ne m’ont laissé aucun souvenir. Mauvais signe. CHAPITRE II. Tout ceci est révolu, car la cuisine poursuit aujourd’hui les inspirations chiquées de Simone …

Caillebotte, le petit frère du Pantruche

Le Pantruche, vous connaissez ? Le bistronome de Franck Baranger, qui affiche complet des semaines à l’avance, midi et soir. Adulé par tous ceux qui l’ont testé, il est en effet assez attachant. Des plats aux apparences simples, un choix restreint gage de qualité, une surprenante claque de palais juste en dessous de Pigalle. Sans non plus provoquer la même jouissance qu’Abri. Bref, que tous ceux qui n’ont pas la patience de courir après un trop  convoité se réjouissent : le jumeau vient de s’installer à quelques encablures. « Caillebotte », du nom de l’architecte qui pensât Notre-Dame-De-Lorette, il devait à l’origine se nommer « Les Hirondelles ». On s’en tire bien. Le pitch : une vraie petite dose de bonheur, sur tous les plans. Le détail : le Fooding dirait « néobistrot », je me contenterais de vous parler d’une déco lumineuse, qui je pense peut être considérée comme une dose de vitamine. Lumière tamisée mais claire, loupiotes au plafond comme il le faut, ils ont tout repris sur les bons conseils de copines de goût. C’est un peu trop …

Un Brunch à l’Estaminet des Enfants Rouges, pour un dimanche bien parisien

C’est l’histoire d’une parisienne qui reçoit son amie allemande (berlinoise de l’Est) pour le week-end. Une parisienne de souche, du genre à avoir fait un détour inavouable de 25 ans par la banlieue, avant de revenir planter ses stilettos* en plein 18ème ghetto-bobo**. [Les réfractaires aux digressions se rendront directement en paragraphe 7] Vous imaginez donc bien la pression sur de si frêles épaules. Cette touriste ne tombera pas dans les pièges des non initiés. Moi vivante, elle ne trainera pas une tong à chaussette dans le 8ème, et ne verra que le quartier latin depuis les bus successivement empruntés. Elle aura droit au Paris des vrais, avec toute la dose d’hipster que cela implique. Effet secondaire jouissif, j’ai donc pu me promener dans des coins honnis depuis des mois pour cause d’invasion des Imbuvables sans rougir de honte. Après une journée culturelle qui s’achève en bar à vins des habitués, le programme du dimanche consiste en de multiples errances au coeur du Marais, compromis idéal entre Histoire et détente. « So we’re in le …

Professore : leçon italienne à la bougie

Une furieuse envie – nécessité – de tester la nouveauté parisienne, un dîner en tête à tête booké, des restrictions géographiques imposées. Bim un italien dans le 9ème ? Perfecto. J’emmène (soyons modernes) mon compagnon du soir rue Choron, une belle devanture moderne, un intérieur tamisé juste comme il le faut, des tables suffisamment espacées pour ne pas étouffer, assez rapprochées pour profiter de l’assiette du voisin. Ça commence pas mal du tout. Ça braille en italien, et ça articule péniblement un français joliment agrémenté d’un accent à couper au couteau. Un nouveau bon point, on est chez des vrais. J’apprendrai plus tard que, de la serveuse au cuistot, ils sont tous italiens, et des quatre coins de la botte. Bon, il se trouve que celle à qui je pose la délicieuse question est en fait new-yorkaise (mais bien bien italienne dans la voix). Sont nombreux là-bas, cool mélange. Côté carte, plutôt fournie, c’est sympa et pas trop cher. Mon cœur fait boum à la lecture de « mozzarella de 500 grammes« . Awwww, man. On partage …